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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:30

Année : 1830.

Auteur : Stendhal.

Editeur : Presses de la Renaissance.

Genre : Roman, Classique, Drame, Histoire.

 

 

Histoire

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Fils de charpentier, Julien Sorel est trop sensible et trop ambitieux pour suivre la carrière familiale dans la scierie d’une petite ville de province. En secret, il nourrit une fascination pour Bonaparte et ses mémoires compilés dans Mémorial de Saint-Hélène de Las Cases. Il rêve d’une ascension similaire à celle de l’empereur. Julien trouve une place de précepteur dans la maison du maire, Monsieur de Rênal, et noue une relation interdite avec son épouse. Chassé lorsque cette idylle est découverte, il rentre au séminaire de Besançon. Avant peu, il monte à Paris et devient le secrétaire du Marquis de la Mole, dont il séduira la fille Mathilde.

 

 

Extrait

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Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles quand elle était loin des regards des hommes, Mme de Rênal sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d'entrée la figure d'un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de pleurer. Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.

 Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l'esprit un peu romanesque de Mme de Rênal eut d'abord l'idée que ce pouvait être une jeune fille deguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d'entrée, et qui évidemment n'osait pas lever la main jusqu'à la sonnette. Mme de Rênal s'approcha, distraite un instant de l'amer chagrin que lui donnait l'arrivée du précepteur. Julien tourné vers la porte, ne la voyait pas s'avancer. Il tressaillit quand une voix douce lui dit tout près de l'oreille : – Que voulez-vous ici, mon enfant ?

 Julien se tourna vivement, et frappé du regard si rempli de grâce de Mme de Rênal, il oublia une partie de sa timidité. Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout, même ce qu'il venait faire. Mme de Rénal avait répété sa question.

 – Je viens pour être précepteur, madame, lui dit-il enfin, tout honteux de ses larmes qu'il essuyait de son mieux.

 Mme de Rênal resta interdite; ils étaient fort près l'un de l'autre à se regarder. Julien n'avait jamais vu un être aussi bien vêtu et surtout une femme avec un teint si éblouissant, lui parler d'un air doux. Mme de Rênal regardait les grosses larmes, qui s'étaient arrêtées sur les joues si pâles d'abord et maintenant si roses de ce jeune paysan. Bientôt elle se mit à rire, avec toute la gaieté folle d'une jeune fille ; elle se moquait d'elle-même et ne pouvait se figurer tout son bonheur. Quoi, c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants !

 – Quoi, monsieur, lui dit-elle enfin, vous savez le latin ?

 

 

Ma critique

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Beaucoup de personnes connaissent l'œuvre pour l'avoir lue durant la période "Lycée". Personnellement, cette œuvre n'était pas au programme à mon époque. Donc on me prête le livre pour le lire, j'allais pas refuser. Et j'ai pris le temps car il faut le dire, c'est un gros pavé.

 

Le livre se compose de deux parties : Le parcours du héros Julien Sorel dans la petite ville de Verrières. La seconde partie : son parcours dans la ville de Paris.

 

Il faut savoir que pour apprécier une telle œuvre, il faut se souvenir des cours d'histoire car cela dévoile les coulisses de la révolution de 1830. Et je ne suis pas une grande fan de cette période historique. J'étais par moment perdue entre les jansénistes et les jésuites. Et je me suis fait chier dans la première partie. C'est long, beaucoup trop de descriptions de la part de l'auteur et cela manque cruellement d'action.

Par contre, la deuxième partie m'a largement plu car l'auteur montre à travers son œuvre, les conflits entre la noblesse et la bourgeoisie, Paris et la province. (D'ailleurs le sentiment que cela procure est que rien n'a changé !) Et puis l'histoire de ce jeune héros Julien Sorel est des plus tragiques. Remise à notre époque, cela serait titré dans tous les articles de nos journaux et réseaux sociaux (Il y aurait même une page fan sur Facebook). Par moments, j'avais du mal à cerner notre héros, tellement il était perdu par ses sentiments au point que même vers la fin, on ressent toute l'agitation d'une âme torturée. J'ai quand même un coup de cœur pour le personnage de Mathilde qui me semblait bien plus entière dans sa relation avec Julien.

 

Je pense que c'est un livre à lire si on est calé pour cette période historique pour apprécier toute l'œuvre en elle-même. Sinon vous serez comme moi un peu déçus.

 

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Published by Fauve - dans Littérature
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